Un colis bloqué, un remboursement des impôts, un compte bancaire « suspendu » : les faux messages imitent de mieux en mieux les vrais. Heureusement, ils laissent presque toujours les mêmes traces.
1. L’adresse de l’expéditeur
Le nom affiché peut être « La Poste » ou « Votre banque », mais l’adresse réelle, elle, ne ment pas. Cliquez sur le nom de l’expéditeur pour la voir en entier : une suite de lettres sans rapport ou un domaine inconnu doivent vous alerter.
2. L’urgence et la menace
« Votre compte sera fermé sous 24 h », « dernier avis avant poursuites » : la pression sert à vous faire agir sans réfléchir. Un organisme sérieux vous laisse le temps.
3. Les liens trompeurs
Avant de cliquer, survolez le lien avec la souris : la véritable adresse s’affiche en bas de la fenêtre. Si elle ne correspond pas au site officiel, n’y allez pas.
4. Les demandes d’informations
Votre banque, les impôts ou l’Assurance maladie ne vous demandent jamais, par e-mail, votre mot de passe, votre code de carte ou un code reçu par SMS.
5. Les pièces jointes inattendues
Une facture que vous n’attendiez pas, un fichier compressé, un document qui demande d’« activer le contenu » : ne l’ouvrez pas. C’est l’une des portes d’entrée préférées des virus.
Trois arnaques à reconnaître
Elles changent de décor, rarement de méthode.
Le faux colis
Un colis serait bloqué, faute de quelques euros de frais de livraison ou de douane. Le montant est petit pour que vous payiez sans y penser : c’est votre numéro de carte qui intéresse.
Le faux remboursement des impôts
Un remboursement vous attendrait, contre vos coordonnées bancaires. Les impôts ne le demandent jamais par e-mail : un remboursement arrive sur le compte que vous avez déjà déclaré.
Le compte « suspendu »
Votre banque, votre messagerie ou un service de vidéo vous demanderait de « vérifier vos informations » au plus vite. Le lien mène à une copie de la vraie page de connexion, qui garde votre mot de passe.
En cas de douteNe cliquez pas : contactez l’organisme par son numéro habituel. Si vous avez déjà cliqué ou saisi des informations, changez votre mot de passe, prévenez votre banque, et faites-vous accompagner sur cybermalveillance.gouv.fr. Vous pouvez aussi signaler le message sur signal-spam.fr.



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